Le 10 Février 2026, la Journée mondiale de l’épilepsie : comprendre, informer et lutter contre les préjugés
La Journée mondiale de l’épilepsie est célébrée chaque année afin de sensibiliser le grand public à cette maladie neurologique encore trop souvent méconnue et entourée de nombreux préjugés. L’épilepsie touche environ 50 millions de personnes dans le monde, ce qui en fait l’une des maladies neurologiques les plus répandues. Pourtant, malgré sa fréquence, elle reste source de stigmatisation, de peur et d’exclusion sociale pour de nombreuses personnes atteintes.
L’épilepsie est une affection chronique du cerveau caractérisée par la survenue de crises épileptiques récurrentes. Ces crises sont causées par une activité électrique anormale et excessive dans le cerveau. Elles peuvent se manifester de différentes manières : convulsions, pertes de connaissance, absences, mouvements involontaires, troubles sensoriels ou encore modifications du comportement. Contrairement aux idées reçues, toutes les crises ne se ressemblent pas et toutes les personnes épileptiques ne présentent pas des convulsions spectaculaires.
Les causes de l’épilepsie sont multiples. Elle peut être liée à des facteurs génétiques, à des lésions cérébrales, à des traumatismes crâniens, à des infections du système nerveux, à des complications à la naissance ou encore à des accidents vasculaires cérébraux. Dans près de la moitié des cas, la cause exacte reste inconnue. L’épilepsie peut apparaître à tout âge, mais elle est plus fréquente chez les enfants et les personnes âgées.
La Journée mondiale de l’épilepsie a pour objectif principal d’informer et d’éduquer la population afin de déconstruire les mythes et les fausses croyances qui entourent cette maladie. Dans de nombreuses cultures, l’épilepsie a longtemps été associée à des croyances mystiques, religieuses ou surnaturelles, ce qui a conduit à l’exclusion sociale et à la discrimination des personnes atteintes. Aujourd’hui encore, ces préjugés persistent et ont un impact négatif sur la qualité de vie, l’accès à l’éducation, à l’emploi et aux soins.
Un autre enjeu majeur de cette journée est la promotion de l’accès aux soins. Bien que l’épilepsie puisse être contrôlée dans près de 70 % des cas grâce à des traitements médicamenteux appropriés, de nombreuses personnes dans le monde n’ont pas accès à un diagnostic ou à un traitement adapté. Le manque de ressources médicales, le coût des médicaments et l’insuffisance de professionnels formés constituent des obstacles importants, notamment dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
La sensibilisation passe également par l’apprentissage des gestes de premiers secours en cas de crise d’épilepsie. Savoir comment réagir correctement peut sauver des vies et éviter des blessures. Il est essentiel de rester calme, de protéger la personne contre les chocs, de ne pas tenter de bloquer ses mouvements et de ne rien mettre dans sa bouche. Après la crise, il convient de placer la personne en position latérale de sécurité et de l’accompagner jusqu’à ce qu’elle reprenne pleinement conscience.
La Journée mondiale de l’épilepsie est aussi un moment de solidarité et de soutien envers les personnes atteintes et leurs familles. Elle permet de donner la parole aux patients, de valoriser leurs témoignages et de rappeler qu’avec un accompagnement adapté, les personnes épileptiques peuvent mener une vie pleine et active. L’inclusion, la compréhension et le respect sont essentiels pour améliorer leur bien-être et leur intégration dans la société.
En conclusion, la Journée mondiale de l’épilepsie est une occasion précieuse pour informer, sensibiliser et agir. En luttant contre les préjugés, en améliorant l’accès aux soins et en favorisant l’inclusion sociale, nous contribuons à construire une société plus juste et plus humaine, où l’épilepsie n’est plus une source de peur ou de discrimination, mais une maladie comprise et prise en charge avec dignité.


