JOURNEE MONDIALE DE PREVENTION DU SUICIDE

Le 10 septembre, journée mondiale de la prévention du suicide

La prévention du suicide, cause de décès évitable, est un enjeu majeur de santé publique. Chaque année en France, près de 10 500 personnes décèdent par suicide (soit près de trois fois plus que par accident de la circulation) et entre 176 000 et 200 000 tentatives de suicide donnent lieu chaque année à un contact avec le système de soins. Ce phénomène a été reconnu comme un problème de santé publique depuis la fin des années 1990 qui ont vu la mise en place d’une politique spécifique de prévention.Le suicide est à l’origine de plus de 800 000 décès dans le monde chaque année selon les estimations de l’Organisation mondiale de la Santé, soit un mort toutes les 40 secondes. Il concerne toutes les catégories d’âges et n’épargne aucune région du monde. 3/4 des victimes sont des hommes mais les tentatives sont majoritairement le fait des femmes.

Le suicide est l’acte de se tuer consciemment le plus souvent, en prenant la mort comme moyen ou comme fin. Ce n’est pas le nom d’une maladie.

Le suicide est toujours l’expression d’une détresse

Bien que la cause du suicide soit inconnue, il existe certains facteurs de risque fréquents :

  • une maladie psychiatrique grave, notamment les troubles de l’humeur (par ex. une dépression, la maladie bipolaire, la schizophrénie)
  • l’abus de substances (principalement l’alcoolisme)
  • des antécédents familiaux de suicide
  • des difficultés à long terme à entretenir des relations personnelles avec des amis et avec la famille
  • la perte de l’espoir ou de l’envie de vivre
  • des pertes significatives dans la vie d’une personne, telles que la mort d’un être aimé, la fin d’une importante relation et la perte d’un emploi ou de l’estime de soi
  • une douleur émotionnelle ou physique insupportable
  • Solitude et violences
  • Chômage et précarité
  • en lien avec le travail

Les séniors et les ados sont les plus touchés
Dans les pays développés, le suicide reste la plupart du temps associé à des souffrances psychologiques : traumatismes, alcoolisme, dépression, troubles mentaux. Les facteurs socio-économiques entrent également en ligne de compte. En Grèce, le suicide a considérablement augmenté depuis 2008, date à laquelle le pays est entré dans une grave crise économique. Les personnes les plus touchées sont les jeunes de 15 à 29 ans et les adultes âgés de plus de 50 ans. Le suicide est fréquent dans les populations discriminées, comme les migrants ou les homosexuels.

OMS | Suicide

Signes annonciateurs et facteurs de risque

En général, une personne prédisposée au suicide affiche, consciemment ou inconsciemment, certains signes indicateurs d’un mal-être. Une personne à risque montre souvent un ou plusieurs des signes suivants :

  • des signes de dépression clinique;
  • une baisse d’interaction avec la famille et les amis;
  • de la tristesse et du désespoir;
  • un désintérêt à l’égard des activités jusqu’alors appréciées ou à l’égard de ce qui l’entoure;
  • des changements physiques comme un manque d’énergie, différents troubles du sommeil, des variations de poids ou des troubles de l’appétit;
  • une perte de l’estime de soi, pensées négatives sur sa propre valeur;
  • la référence à la mort ou au suicide oralement ou par écrit;
  • des tentatives de suicide antérieures;
  • la mise en ordre des affaires personnelles comme le don de ses biens ou un intérêt soudain à l’égard de son testament ou de son assurance-vie.

Bien que de nombreuses personnes suicidaires puissent paraître abattues, d’autres dissimulent leurs problèmes sous une énergie débordante. L’agitation, l’hyperactivité et la nervosité peuvent également signaler l’existence d’un problème sous-jacent.

Certains pensent que si une personne parle de suicide, elle ne passera jamais à l’acte. Parler de suicide est bien au contraire un signal d’alarme qui signifie qu’une personne est en danger. Si une personne est si dépassée par ses problèmes qu’elle envisage le suicide comme une solution possible, elle mérite d’être prise au sérieux.

Parler du suicide signifie qu’il existe un risque que la personne attente à sa vie, même si celle-ci ne passe pas vraiment à l’acte. Le déni ne fera pas disparaître la menace de suicide et ne fera qu’accroître le sentiment de solitude et l’anxiété de la personne. Si vous avez des pensées suicidaires, demandez de l’aide à votre médecin ou à un conseiller psychologique.

 

Comment aider

N’hésitez pas à parler du suicide. Si vous croyez qu’une de vos connaissances pense au suicide, abordez le sujet. Les gens sont souvent soulagés de pouvoir parler à quelqu’un. Reconnaître leur désarroi contribue à soulager le désespoir qu’ils éprouvent à porter seuls le poids de leur douleur. Il est important d’écouter ce que cette personne a à dire sans porter de jugement sur ses sentiments. Souvenez-vous que les personnes qui n’ont pas la possibilité de parler de ce qu’elles ressentent ne peuvent que se sentir encore plus isolées.

Les tentatives de suicide sont souvent des appels au secours. Tant que les personnes suicidaires sont en vie, elles se raccrochent à l’espoir qu’elles trouveront éventuellement le moyen de maîtriser leurs émotions. Si vous connaissez une personne qui pense au suicide, insistez jusqu’à ce qu’elle consente à demander une aide médicale ou psychologique rapidement.

Aide d’urgence

Une aide immédiate est disponible pour les personnes qui se sentent écrasées par la peine et la solitude et qui ont besoin de parler à quelqu’un. Quand une personne est en pleine détresse, l’assistance psychologique par téléphone et les lignes d’écoute offrent un contexte sans pression où elle peut parler à un conseiller attentif et anonyme. Les lignes d’écoute sont également utiles si vous vous inquiétez pour un ami suicidaire et voulez savoir quoi faire dans une situation particulière.

 

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  • 56SOS Dépression
    0892 70 12 38
  • Cap Ecoute
    Numéro National : 04 72 33 34 35 
    Numéro régional
    Rhône-Alpes : 0800 33 34 35
  • Fil Santé Jeunes, numéro d’écoute, d’information et d’orientation pour les jeunes, composer le 32 24 / www.filsantejeunes.com.
  • SOS Homophobie
    01 48 06 42 41 
    0810 108 135
  • SOS Violences
    0810 55 55 00
  • Maltraitance des personnes âgées et handicapées (ALMA)                                                  0892 68 01 18 
  • Jeunes violence écoute
    0800 202 223
  • SOS femme battues
    3919

En cas d’urgence médicale, contactez les numéros suivants :

SAMU : 15
Police : 17 
Pompiers : 18 
Urgences depuis un téléphone mobile : 112

 

source: solidarites-sante.gouv.f/ presse.inserm.fr/santecheznous.com

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